Pour l’humanité, des vaccins sans brevets !

18/02/2021

 » Le vaccin contre le COVID-19 doit profiter aux populations, et non pas à des grands groupes. C’est une question de justice et un enjeu fondamental pour la santé publique »

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

Cliquer ici pour visualiser le tract.

Quand les entreprises du CAC40 investissent… dans les élections américaines. Sanofi n’est pas en reste, soutenant de préférence les candidats pro-Trump ⇒ Voir l’article sur Bastamag

 

CORONAVIRUS : SANOFI met le paquet pour la recherche… du profit financier !

23/01/2021

Sanofi, après l’échec des essais du vaccin contre le Covid-19, ne livrera son vaccin que fin 2021, plusieurs mois ses rivaux.

Étonnant le fiasco de Sanofi ? Non, en 10 ans, la direction de Sanofi a supprimé 3000 chercheurs, dont 2000 en France, 8 laboratoires de recherche sur 11. En juin 2020, en pleine pandémie, c’est1700 postes dont la suppression est annoncée (1000 en France,  dont 400 de chercheurs).

Mais les actionnaires sont chouchoutés : 5 milliards d’euros leur ont été versés en 2018, sous forme de dividendes et de rachats d’actions et 3,95 Mds d’euros de dividendes ont été versés en avril 2020. Les bénéfices de l’entreprise, sont essentiellement issus des fonds publics consacrés à la santé et à la sécurité sociale. En 2017, Sanofi a ainsi bénéficié de 561 millions de remboursements de l’assurance maladie française, et en 10 ans, elle a bénéficié de 1 Md d’euros de Crédit d’Impôts Recherche.

Ainsi, les actionnaires se sucrent quand les salariés tremblent et que les Français sont privés d’outils de production dans un secteur décisif, surtout dans cette période !

Voir l’article de Patrick Le Hyaric dans l’Huma Dimanche du 21 janvier 2021.

Fabien Roussel devant l’usine SANOFI de Saint-Aubin-Lès-Elbeuf : « Nous appelons à la réquisition d’usines de Sanofi pour pouvoir produire rapidement les vaccins dont nous avons besoin ».  (voir la vidéo)

Le pari de Cuba : créer le premier vaccin anti-Covid d’Amérique latine

21 janvier 2021

C’est un pari qui peut sembler fou: fort de sa longue expérience, Cuba a donné à ses chercheurs la mission d’aboutir au premier vaccin anti-coronavirus conçu et produit en Amérique latine, de quoi intéresser d’autres pays.

« Nous avons la capacité pour fabriquer 100 millions de doses » de Soberana 2, le candidat-vaccin le plus avancé, en 2021, a assuré mercredi le docteur Vicente Vérez, directeur de l’institut de vaccination Finlay. « Si tout va bien, cette année toute la population cubaine sera vaccinée ».

Le pays, l’un des moins touchés de la région par la pandémie, compte 19.122 cas dont 180 décès, pour 11,2 millions d’habitants.

Lundi, Soberana 2 est passé à la phase II b, qui implique 900 volontaires. En cas de succès, il entrerait en phase III (la dernière avant approbation), avec 150.000 volontaires, en mars.

L’objectif est de lancer la campagne de vaccination au premier semestre: pour les Cubains, le vaccin serait gratuit mais pas obligatoire. Il serait proposé aussi en « option » aux touristes, selon le docteur Vérez.

Voir l’article en entier.

Combattre le terrorisme islamiste.

Faire triompher la République démocratique et sociale

21/10/2020

Le terrorisme islamiste a encore frappé. Il vient de s’attaquer à l’École et donc à l’avenir de nos enfants et de notre pays. Notre émotion et notre indignation sont immenses face à l’abominable assassinat de Samuel PATY, professeur d’histoire et d’enseignement civique de Conflans-Sainte-Honorine.

Cliquer sur le lien.

Intervention de Stéphane Peu à l’Assemblée Nationale le 28 avril, sur la crise du Covid-19

Après l’annonce du gouvernement sur le déconfinement.

Après nous avoir conviés à débattre cet après-midi d’une application qui n’existe pas, voilà que vous nous convoquez à un débat bâclé sur un plan de déconfinement que les parlementaires n’ont pas eu le loisir de découvrir ou d’amender…

En vingt ans, 100.000 lits ont été supprimés, dont 17.500 depuis 6 ans !…

… vous avez accepté le déménagement de notre industrie aux quatre coins du monde, et poursuivit consciencieusement l’affaiblissement de notre capacité à produire « à portée de malades et de soignants » ce qui est indispensable aux soins : les antidouleurs, les antibiotiques, les matériels de réanimation, les protections, etc.

Lire l’intervention de Stéphane Peu dans son intégralité.

Visualiser la vidéo de l’intervention de Stéphane Peu à l’Assemblée Nationale.

Covid_19 : les propositions du PCF

25/04/2020

La pandémie de coronavirus place notre pays et l’ensemble de l’humanité face à d’immenses défis. A commencer par celui de sauver les vies menacées, de protéger toute la population. Elle révèle aussi une crise de civilisation profonde et les méfaits désastreux de décennies de libéralisme qui ont fragilisé nos services publics et notre industrie, et par conséquence notre capacité d’action face à la crise sanitaire.

La lutte contre le COVID-19 appelle à une mobilisation exceptionnelle immédiate. Elle exige aussi de transformer notre mode de développement, l’utilisation de l’argent et de créer de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les travailleurs, afin d’éviter que cette situation ne se répète et de répondre aux immenses défis à relever.

C’est tout le sens des propositions que le Parti communiste français met en débat aujourd’hui.

(voir les propositions du PCF)

Denis Durand analyse la crise à laquelle nous sommes confrontés

18 avril 2020

Denis Durand,
ancien Directeur-adjoint de la Banque de France,
réplique à trois idées reçues concernant la crise sanitaire, économique et sociale que nous vivons actuellement.

1ère idée reçue : Le virus serait la cause de la crise économique

Avant même l’arrivée de l’épidémie, l’économie mondiale était déjà dans un état d’affaiblissement et de vulnérabilité. Elle est soumise à l’intérêt de grandes firmes multinationales qui obéissent à des critères de rentabilité sous la surveillance des marchés financiers. Le coronavirus n’a pas créé la crise, il l’a précipité, il en a été le catalyseur.

2ème idée reçue : Demain, le jour d’après rien ne sera plus comme avant

Y aura-t-il un jour d’après ? La fin du confinement ne voudra pas dire la fin de l’épidémie.

Sur le plan économique la sortie de la crise que nous vivons ne se fera pas du jour au lendemain. Elle sera longue et laborieuse. Quant à la politique que les gouvernements occidentaux mènent, ils sont loin d’en changer.

3ème idée reçue : Les banques centrales vont nous sauver

Si les banques centrales interviennent comme pour la crise de 2008 (la BCE doit créer 4000 milliards d’euros) ça ne marchera pas. En effet, la crise d’aujourd’hui est bien plus profonde que celle de 2008 – 2012, mais en plus les méthodes adoptées alors n’ont fait que reporter les échéances et aggraver encore plus les causes qui ont conduit à la situation d’aujourd’hui.

La BCE ne doit pas créer des milliers de milliards d’euros pour soutenir les marchés, mais pour répondre aux exigences exprimées par les populations. Si l’on veut sortir de cette crise, il faut :

  •  une autre utilisation de l’argent.
  • développer les services publics .
  •  définir ensemble, démocratiquement et d’une façon décentralisée les productions qu’il faut développer de toute urgence pour faire face à l’épidémie, quelles mesures prendre pour garantir le maintien de tous les emplois,
  • répondre au défi écologique.

Nous proposons la création d’un fonds d’urgence et de mobilisation rassemblant des fonds aussi bien d’origine fiscale que provenant de la BCE, avec des prêts à des taux très bas, 0,75%, c’est le taux qu’elle pratique actuellement, voire même des avances non remboursables.

Voir la vidéo de Denis Durand.

Pour la nationalisation de l’entreprise LUXFER

vendredi 17 avril 2020

C’est un cas d’école. L’entreprise Luxfer est située à Gerzat, dans le Puy-de-Dôme. Les 136 salariés jusqu’à la fin de 2018, sortaient des bouteilles d’oxygène à usage médical utilisées par les hôpitaux mais aussi par les pompiers. Devant l’impérieux besoin actuel pour le pays de relancer sa production, les salariés se disent prêts à revenir dans les ateliers pour remettre les machines en route. Et, faute d’accord avec l’actionnaire britannique, ils demandent la nationalisation de leur outil de production.

Les communistes soutiennent cette démarche. L’utilité publique et l’urgence sanitaire exigent instamment la réquisition et la nationalisation de ce site. Le président de la République, le 12 mars, s’est dit disposé à « protéger nos entreprises quoi qu’il en coûte » et à placer « des biens et des services […] en dehors des lois du marché » ? Alors chiche !

Il faut mettre l’action en accord avec les discours, et Luxfer en offre l’occasion comme symbole du retour de la politique dans sa capacité à discipliner l’économie et la finance. A la Libération, Charles de Gaulle insiste alors sur le rôle des pouvoirs publics dans la reconstruction du pays et déclare devant l’Assemblée consultative le 2 mars 1945 : « C’est [le] rôle [de l’Etat] […] d’empêcher que des groupements d’intérêts particuliers puissent contrarier l’intérêt général. »

Certes, la France de 2020 n’est pas celle de 1945, dévastée par la guerre, mais l’alarme industrielle sonne partout en France – et peut-être pour la dernière fois à Gerzat. Comme une allégorie de la vie et de l’espoir, ces bouteilles d’oxygène réclament une grande bouffée de volontarisme. Réquisition et nationalisation produiraient même un électrochoc politique capable non d’éclipser, mais de contrarier le déclin industriel français. Entre 2001 et 2017 la France a perdu 1 million d’emplois manufacturiers. L’équivalent des populations des villes de Nice, Nantes, Montpellier et Strasbourg additionnées. La bataille de Luxfer ne rendra pas à la France les pertes de Lafarge, d’Alcatel ou d’Alstom, mais elle sonnera peut-être le début d’une reconquête.

Signez et diffuser la pétition de du magasine Marianne pour la nationaliser l’entreprise Luxfer !

Cliquer sur ce lien.

Premiers signataires : Arnaud Montebourg, Jean-Louis Borloo, Henri Guaino, André Chassaigne et Fabien Roussel.

Coronavirus : Macron-Philippe, le gouvernement de la pénurie

Jeudi 9 avril 2020

Pénurie de médecins et de personnel médical, pénurie de gel hydroalcoolique, pénurie de masque, pénurie de sur-blouse, pénurie de respirateurs, pénurie de médicaments, pénurie de lits, pénurie de place en réanimation,…

Mais pas de pénurie pour les dividendes. En 2019, les entreprises du CAC40 ont versé plus de 60 milliards d’euros à leurs actionnaires, une manne qui ne sert pas à l’investissement productif.

On le voit, le gouvernement Macron-Philippe continue dans la droite ligne des gouvernements précédents, celle de l’idéologie capitaliste.

Pour Macron et beaucoup de commentateurs  « rien ne sera plus comme avant… ». Vraiment ? Cela avait été aussi dit après la crise des gilets jaunes… Et pourtant…

Après cette crise, ce ne serait plus toujours plus pour les « premiers de cordée », et toujours moins pour « ceux qui ne sont rien » (sic Macron) ? Ce ne serait plus la casse systématique des services publics et plus particulièrement du système hospitalier ? Pourquoi pas… Mais alors cela ne pourra se faire que sans Édouard Philippe, sans Emmanuel Macron et sans le capitalisme.

En effet, après cette catastrophe sanitaire aggravée par la dégradation du système hospitalier français depuis des décennies et que le gouvernement Macron-Philippe a prolongé depuis 2017, comment pourrait-on leur faire confiance ?

Dans notre secteur ce sont trois hôpitaux que le gouvernement envisage de fermer : ceux de Juvisy, de Longjumeau et d’Orsay avec la suppression de centaines de lits et de centaines de postes d’agents hospitaliers. Vont-ils revenir dessus ?

Dans la région Grand Est, le directeur de l’ARS, technocrate nommé par Marisol Touraine, ministre de François Hollande, et maintenu par Macron & Cie, déclare : « Il n’y a pas de raison de remettre en cause [le plan] pour le CHRU de Nancy (…) Le dossier devrait être examiné début juin. (…) La trajectoire reste la même. ». Ce plan, validé en juillet 2019 par Macron et son gouvernement prévoyait la suppression de 174 lits et 598 postes. Devant la crise sanitaire sans précédent et le tollé déclenché par ces déclarations le gouvernement a préféré limoger ce haut fonctionnaire trop zélé.

A lire :

Lettre du Groupe Front de Gauche au Conseil Régional d’Ile de France (avril 2020)

Hôpital : près de 4 200 lits supprimés en 2018, l’hospitalisation partielle gagne du terrain (Le Quotidien du Médecin, 17/10/2019)

Grève des urgences : «On a fermé 100 000 lits en 20 ans» (Le Parisien, 24/04/2019)

Christophe Prudhomme : « Les 100 000 lits fermés nous manquent aujourd’hui…  » (L’Humanité, 15/01/2017)

Hôpitaux : le ministère va supprimer 16.000 lits et 22.000 postes (04/04/2016)

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