Réforme du code du travail : Loi « En Marche »… arrière, une loi El Khomeri XXXL

9 juin 2017

Emmanuel Macron et son gouvernement doivent dire leurs intentions réelles.
C
est un impératif démocratique.

La presse a dévoilé récemment le projet de loi qu’Emmanuel Macron veut traiter par ordonnances concernant la nouvelle « loi Travail ».

Dans le journal Libération1, qui a pu consulter des documents du ministère du Travail, un article donne à voir l’ampleur et l’exceptionnelle gravité du projet présidentiel dont l’objectif est un nouveau code du travail au main du patronat, une destruction minutieuse et profonde des droits et des protections des salariés.

Jamais une telle opération n’a été envisagée. Tout y passe : une liberté quasi-totale à licencier avec la possibilité de négocier à l’échelle de l’entreprise le motif du licenciement, et à décider des modalités du contrat de travail. C’est un vieux rêve du patronat : faire de l’entreprise le lieu où tout serait enfin possible pour contraindre les salariés à une plus grande précarité, exiger d’eux toujours plus d’efforts et de sacrifices avec la menace de pendre la porte immédiatement en cas de refus.

La primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail, ou encore la baisse du plancher pour les dommages et intérêts, la modification du périmètre pour un licenciement économique, la réduction du délai pour saisir les prud’hommes, ou la hausse du seuil pour déclencher un PSE, sont autant d’éléments qui identifient clairement les intentions réelles du nouveau pouvoir. Elle relève d’une logique antisociale, d’un acharnement à vouloir dynamiter notre modèle social.

Emmanuel Macron, en voulant passer la loi travail n°2 par ordonnances va demander à l’Assemblée nationale de l’autoriser à prendre des décisions, sans débat, pour une durée pouvant atteindre 1 an de réformer la quasi totalité du code du travail. C’est un véritable chèque en blanc que demande Macron.

Aux ordonnances, qui sont une première violence antidémocratique, avec une mise au pas du Parlement sur un texte organisant la vie professionnelle de 18 millions de salariés, Emmanuel Macron et le gouvernement ajoutent la dissimulation

Un code du travail plus léger et plus protecteur, c’est possible!

Un collectif d’universitaire a rédigé, avec les syndicats, un projet de nouveau code du travail. Leur résultat : un code 4 fois plus court, beaucoup plus simple pour les entreprises et plus protecteur pour les salarié.e.s. Le projet prévoit par exemple de relancer la réduction du temps de travail, l’extension des droits du salariat aux travailleuses et travailleurs indépendants, l’allongement du congé paternité ou encore l’annulation des licenciements abusifs, avec la réintégration automatique des salariées et salariés concernés. Bizarrement, ce projet n’intéresse absolument pas Emmanuel Macron.

Loi travail (bis),
c’est toujours non, merci !

Non au retour à un code du travail du XIXe siècle.

Non à la casse des droits dans une Loi travail n°2.

Voir les principales mesures envisagées par le gouvernement Macron

Signer la nouvelle pétition contre la nouvelle loi travail

(1) Mme Pénicaud, ministre du travail, a éprouvé le besoin de porter plainte contre le journal « Libération » pour avoir divulguer ces informations. Ainsi, pour le pouvoir macronien et cette ancienne dirigeante d’entreprise, la presse doit être aux ordres et ne rien dire des projets néfastes du gouvernement. Là encore, il s’agit d’une drôle de conception de la démocratie !
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