Les syndicats unis contre les suppressions de postes dans l’Éducation Nationale

13/11/2018

Les personnels de l’éducation nationale étaient appelés lundi 12 novembre à une journée d’action lancée par l’ensemble des organisations des personnels de l’éducation nationale unis contre les coupes budgétaires gouvernementales.

En effet, c’est un front syndical uni, représentant l’ensemble des personnels qui a appelé à la gréve ce lundi pour refuser, entre autres, les suppressions de postes décidées par le gouvernement. Une telle union ne s’est jamais vu depuis la présidence de Nicolas Sarkozy en 2011. Tous les secteurs sont concernés de la maternelle au lycée, que ce soit dans le public ou dans le privé. On retrouve les trois principales fédérations de l’éducation nationale : FSU, CFDT et UNSA, mais elles ont été rejointes par la CGT, FO et SUD permettant d’élargir le mouvement à la réforme de l’enseignement professionnel, et plus largement contre la « casse du statut général de la fonction publique« .

C’est le budget 2019 qui doit être discuté en séance à l’Assemblée Nationale et qui prévoit la suppression de 2650 postes dans les collège et lycées publics, 550 dans le privé, et près de 500 postes dans l’administration. Dans le même temps 1800 postes seront créés dans le primaire.

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait dit que sa priorité serait l’éducation dans le premier degré…

Oui, mais ça c’était avant ! Élu, on constate que les postes créés dans le primaire sont loin de couvrir les besoins né du dédoublement des classe de CP et CE des ZEP(*).

Mais pire, alors que les services du ministère de l’éducation nationale  prévoient une augmentation de 40000 élèves pour la rentrée 2019, le budget 2019 en hausse de 1,7% pour l’éducation (à peine plus que l’inflation prévue par l’Insee à 1,5% pour 2019) planifie 2650 suppressions de postes d’enseignants dans le secondaire public, auxquels il faut ajouter 400 postes en moins pour le personnel administratif.

Macron veut supprimer 50000 postes dans la fonction publique d’État d’ici 2022. L’Éducation Nationale qui représente la moitié de ces effectifs, risque de payer encore un lourd tribut à cette politique désastreuse.

(*) Zones d’Éducation Prioritaire

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