« États généraux de la ville » vendredi 8 décembre 2017 à Roubaix

05/11/2017

Le 16 octobre dernier, à Grigny, près de 1000 personnes, dont de très nombreux élus locaux de toutes sensibilités (Patrice Bessac Maire de Montreuil, Anne Hidalgo Maire de Paris, Valérie Pécresse Présidente région IdF…), des représentants associatifs et des citoyens, étaient réunis à l’occasion des premiers « Etats généraux de la politique de la ville » à l’issue desquels a été lancé « l’appel de Grigny » qui tire le signal d’alarme sur la situation des quartiers populaires.
En effet, les difficultés que connaissent les habitants de ces quartiers ne sont certes pas nouvelles, et les récentes mesures gouvernementales attaquant de plein fouet les communes et leurs habitants sont graves et inacceptables : baisse des APL, suppression des emplois aidés, sans parler de la dégradation programmée de nos services publics de proximité (Poste, Hôpitaux, etc.).
Emmanuel MACRON, recevant une délégation d’élus signataires de l’appel de Grigny, dont Philippe RIO, maire PCF de la ville, avait notamment promis que l’Etat verserait 1 milliard d’euros dans un nouveau plan national de renouvellement urbain.
Mais voilà, dès le lendemain à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la discussion sur le projet de loi de finance, les parlementaires communistes ont déposé des amendements pour augmenter les crédits de la politique de la ville. TOUS ont été rejetés par la majorité présidentielle et le gouvernement ! Soit disant : « les caisses sont vides », mais cela n’empêche pas le Sénat de voter la suppression de l’ISF !
Ce double discours est insupportable; les habitants des communes populaires n’ont plus à supporter les cures d’austérité voulues par le pouvoir et ils demandent des mesures d’urgence concrètes et efficaces.
Un tour de France des banlieues est lancé. Le 8 décembre, il s’arrêtera à Roubaix, pour discuter des propositions en vue de la construction d’un plan « Marshall » qui devrait être présenté le 27 février, date à laquelle les élus de banlieue ont à nouveau rendez-vous avec Emmanuel MACRON. Il y a trois mois pour obtenir de véritables moyens.
La bataille est loin d’être gagnée. Les communistes à l’initiative de ce mouvement de contestation feront tout pour amplifier la mobilisation réunissant élus, associations et les habitants.

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