Dépassements d’honoraires médicaux : une seule solution, l’interdiction !

18/03/2018

L’instauration en 1980, le « secteur 2 » dit « à honoraires libres » autorisant les médecins à réclamer légalement des dépassements d’honoraires par rapport au « tarif sécu » est l’un des grands scandales du système de santé français. C’est l’une des sources d’inégalités croissantes face aux soins. Le mal s’accroit au fil des années. Un médecin sur quatre exerce désormais dans ce secteur, mais la proportion est de quatre sur dix chez les spécialistes et atteint 85 % chez les chirurgiens et 50 % chez les ORL, les ophtalmologistes ou les gynécologues. Il existe désormais bien des villes ou l’on ne peut consulter qu’en secteur 2

Quant au niveau de ces dépassements, il a doublé en 30 ans : passant de 24% en 1990 à 54% en moyenne le record étant détenu par les médecins très minoritaires qui exercent une activité privée à l’hôpital public !

Ces dépassements d’honoraires sont une source d’inégalité sociale profonde face à la maladie.

Seuls les plus riches n’auront pas de problème, car ils pourront toujours ou payer les dépassements et/ou s’offrir des assurances « en or ».

Mais certains dénoncent les dépassements, ce n’est pas pour exiger leur interdiction ! C’est au contraire pour faire pression dans les négociations sur les syndicats médicaux, et aussi sur les assurances complémentaires et imposer une solution qui consiste à institutionnaliser les dépassements d’honoraires en les encadrant, et faire en sorte que ces suppléments soient remboursés par les complémentaires santé. Cette proposition va dans le sens de la casse de la sécurité sociale, en accroissant la part du malade directement ou par le biais de son assurance complémentaire… dont les tarifs s’envolent.

Les articles du Parisien du 17 mars 2018, montrent que les dépassements d’honoraires sont une pratique scandaleuse car elle crée une médecine à deux vitesses. Mais dans certains cas, ils doivent être payés en espèces, là on en arrive à de la corruption et à de la fraude fiscale. Mais Le Parisien, dans ses articles, pointe la responsabilités des complémentaires santé, alors que le problème réside dans cette pratique des dépassements d’honoraires. La prise en compte des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé provoquerait une envolée des cotisations et par là-même aggraverait une médecine à deux vitesses.

Exigeons :

  • l’interdiction totale des dépassements d’honoraires,
  • le remboursement à 100 % de tous les soins par l’assurance maladie obligatoire c’est-à-dire la sécurité sociale,
  • l’interdiction totale de l’activité privée à l’hôpital public.
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