Affaire Trinquier

Mise à jour le 28/04/2018

30 avril 2018 : Réunion du Conseil Municipal

Les élus de l’opposition demandent des explications sur la non-publication de la tribune et lisent cette tribune en Conseil Municipal. R. Trinquier menace d’un procès en diffamation.

Une autre intervention d’un élu de l’opposition est ensuite interrompue par M. Trinquier, les élus de l’opposition décident alors de quitter la salle suivie par une partie de l’assistance.

25 avril 2018 : Trinquier censure la Tribune de l’opposition dans le journal municipal.

Nous publions ci-dessous la tribune censurée par M. Trinquier

TRIBUNE DU GROUPE WISSOUS AVANT TOUT MAI 2018

(Non publiée par décision du Maire)

 « Il appartient à chacun d’entre nous d’observer un minimum de civisme et respecter les règles » écrivait-il dans l’édito de la Gazette du mois d‘avril. Le Maire se croit-il au-dessus des lois, lui qui ne respecte même pas sa propre parole ? Pour rappel, le 14 juin, il est convoqué au tribunal pour répondre des accusations, entre autres, de violence avec menace d’une arme de catégorie D (arme blanche, en l’occurrence un sabre japonais), notamment envers un policier, ainsi que port et transport non sécurisé d’arme de catégorie B (arme à feu de poing, en l’espèce un Glock 43). Comment dans ces conditions peut-il continuer à exercer sa fonction ? Quelle crédibilité aura-t-il pour défendre les nombreux dossiers impliquant notre ville comme, en particulier, la scolarisation de nos collégiens ? Il en va de même pour son premier adjoint complice et sa majorité municipale sans réaction face à ses nombreux dérapages depuis 2014.

24 avril 2018 : Demande de protection fonctionnelle pour le maire (CM du 30/04/2018)

Richard Trinquier prévoit de demander au conseil municipal du 30/04/2018 que la ville prenne en charge financièrement la procédure engagée contre lui (procès prévu le 14 juin 2018).

Quelques remarques toutefois, Richard Trinquier s’appuie sur l’article L2123.35 du code Général des Collectivités Territoriales. Si son intervention vis à vis de l’installation des gens du voyage peut peut être considérée comme réalisée dans l’exercice de ses fonctions, ce n’est pas cela qui lui est reproché :

  • Il était en possession d’un katana, arme de catégorie D
  • Il présentait un taux d’alcoolémie de 0,29mg par litre de sang expiré (taux autorisé 0,25mg)
  • Selon la police, il tentait de dissimulé une arme chargée de catégorie B (Glock 43) dans son véhicule pour laquelle il n’avait pas de port d’arme. RT contestait l’avoir sur lui, mais reconnait l’avoir dans sa voiture pour du tir sportif, mais elle n’aurait pas dû être chargée.
  • Il détenait chez lui des douze armes à feu de catégorie B, dont trois n’avaient jamais été déclarées.

Dans ce cas, l’article L2123.35 s’applique-t-il ? De toute façon, ce n’est pas au Conseil Municipal d’en décider.

19 avril 2018 : la préfète de l’Essonne désarme la police municipale

Après l’altercation du 8 avril entre Richard Trinquier et des gens du voyage, la préfecture de l’Essonne a décidé, à titre préventif, de désarmer la police municipale de Wissous.
Par un arrêté daté du 19 avril, Josiane Chevalier, préfète de l’Essonne, a décidé d’abroger l’autorisation accordée à la commune d’acquérir, détenir et conserver des armes destinées à sa police municipale. Les policiers municipaux de Wissous ne sont désormais plus habilités à détenir une arme.

L’arrêté rappelle les faits : Sabre japonais à la main et arme de poing dissimulée sous ses vêtements et son gilet pare-balles l’élu s’était opposé à l’installation de caravanes sur le parking d’une crèche privée de sa ville, accompagné de trois policiers municipaux. L’arrêté préfectoral évoque également « l’état d’alcoolémie » du maire au moment de faits, qui « démontre une méconnaissance caractérisée des missions dévolues aux autorités détentrices du pouvoir de police municipale ». Le document fait enfin état de « graves atteintes à l’ordre public » et de la nécessité de « prévenir tout risque de réitération ».

Conséquence : la commune dispose de trois mois pour déposer la totalité de son armement au commissariat de police de Massy, où il sera gardé à titre conservatoire. L’arrêté vise huit revolvers de calibre 38 Spécial, huit pistolets 9 mm Luger et leurs munitions, ainsi que deux lanceurs de balle de défense, huit tonfas, huit matraques télescopiques et sept aérosols de gaz incapacitant.


Après la garde à vue de deux jours de Richard Trinquier et une perquisition à son domicile, voici ci-dessous différents communiqués :

Communiqué de presse de la procureure de la République
(article paru dans lessonnien.fr)

Communiqué de la fédération de l’Essonne du Parti Communiste Français

Communiqué du collectif d’élus et de citoyens de Gauche à Wissous (pour un Rassemblement à Gauche à Wissous)

 

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